Les bibliothèques sont-elles le futur des médias ?

Quand l’information prend place à la bibliothèque publique d'Albany.

Marine Slavitch
Kate Harloe / Marine Slavitch

Arti­cle traduit par Marine Slav­itch — Ver­sion orig­i­nale pub­liée sur le site de Popula le 7 août 2023. 

Par un froid samedi de novembre, j'avais besoin d'un endroit pour travailler et j'ai décidé de me rendre dans une succursale de la bibliothèque publique d'Albany aux États-Unis, à quelques pâtés de maisons de chez moi. L'endroit était bondé, toutes les places assises étant occupées aux deux étages. Il y faisait bien chaud ; contrairement aux parcs et rues de la ville à ce stade de l’automne. Une place s'est finalement libérée, j'ai déballé mon sac et j'ai ouvert mon livre. Mais au bout de quelques minutes, une altercation venant de l’accueil m'a déconcentrée. 

Un homme était visiblement contrarié ; il avait essayé d'utiliser les toilettes, semble-t-il, mais un autre client était resté là longtemps – trop longtemps – et les accusations allaient bon train. 

La bibliothécaire écoutait attentivement, acquiesçant à l’agacement de l'homme, écoutant les détails de ce qu'il avait trouvé si irritant et offensant. Au fur et à mesure qu'elle écoutait, l'homme semblait se calmer et il finit par se retirer. Mais un peu plus tard, il était de retour, encore plus en colère qu'avant. Il y avait eu une autre prise de bec à propos des toilettes ; des voix s'étaient élevées, des menaces avaient été proférées. Là encore, la bibliothécaire a écouté attentivement, répondant par toutes les raisons pour lesquelles cela ne valait pas la peine d’en venir aux mains. Puis elle a appelé un collègue à l'aide. Il a renforcé sa position, écoutant patiemment tout le monde. Il ne sert à rien, répétait-il, de se battre pour cela. 

Mon impression qu'une bagarre physique pourrait éclater a fluctué au cours de la confrontation, qui a duré près d'une heure. Il y a eu plusieurs menaces d’ « en découdre dehors », mais le calme et la détermination des bibliothécaires n'ont jamais faibli. Finalement, tout le monde est parti ou a repris ses activités.

Je n'ai pas compris tous les détails du conflit, mais une chose était claire : je venais d'assister à une démonstration magistrale de désescalade. Dans bien d'autres lieux et contextes, les policiers auraient été appelés à l'improviste. 

Je ne savais pas si je devais me réjouir de cette issue pacifique ou être troublée par le fait que cette dispute n'aurait jamais eu lieu si les gens avaient simplement eu accès aux nécessités de base : des toilettes, un espace personnel rassurant et sécurisé et le droit incontesté à un endroit chaud où s'asseoir lorsqu'il fait froid dehors. Je suis rentrée chez moi ce jour-là, furieuse de vivre dans une communauté où ces nécessités ne sont pas garanties à tous·tes, où les gens sont poussés à se battre pour les obtenir, et où le seul endroit où l'on peut espérer trouver un endroit vraiment gratuit pour se reposer et rester au chaud est la bibliothèque publique.

Effort de partage

Dans un pays où presque chaque iota de notre psychisme et de nos espaces physiques a été capturé dans le but de générer des profits, l'existence des bibliothèques publiques n'est pas seulement radicale, mais étonnante.

Les quelques biens et systèmes publics dont nous disposons sont constamment remis en question. Les toilettes publiques disparaissent. Les bancs publics sont arrachés. Les parcs publics sont, de manière disproportionnée, accessibles à ceux qui peuvent payer. Et pourtant, malgré les nombreux efforts concertés pour les réduire, les affamer et les contrôler, les bibliothèques publiques continuent de vivre. C'est un lieu où l'effort de partage – et même de copropriété – d'un espace se heurte, non pas à l'impulsion carcérale de la discipline, mais plutôt à l'impulsion du soutien et de l'écoute. Un lieu où le droit de chacun·e à des toilettes, à un endroit où s'asseoir, à de l'eau propre, à la tranquillité, est clair et assumé comme une évidence. Un endroit où votre capacité à exister en tant qu'être humain ne dépend pas de votre capacité à payer. Une telle expérience est si rare au XXIe siècle qu'il n'est pas étonnant que les gens aiment vraiment, vraiment les bibliothèques.

Je travaille dans le journalisme, un domaine dont les objectifs sont (théoriquement, du moins) étroitement alignés sur ceux des bibliothèques publiques. Le journalisme vise lui aussi à rendre l'information accessible, afin que les gens puissent participer à la démocratie, qu'ils puissent partager des histoires, prendre des décisions en connaissance de cause et demander des comptes au pouvoir. Pour qu'ils puissent accéder aux connaissances dont ils ont besoin, en d'autres termes, pour se gouverner eux-mêmes.

Mais le sentiment du public à l'égard de ces deux systèmes diffère considérablement.

Confiance et fiabilité

Près de 80 % des adultes américain·es pensent que « les bibliothèques leur fournissent les ressources dont ils et elles ont besoin », selon une enquête publiée par le Pew Research Center en 2016 ; les résultats publiés par Pew en 2017 ont montré que 78 % des adultes estimaient que « les bibliothèques publiques les aident à trouver des informations dignes de confiance et fiables » et 56 % ont déclaré que « les bibliothèques les aident à obtenir des informations qui les aident dans les décisions qu'ils et elles doivent prendre. » Parmi les adultes, les millenials [l'ensemble des personnes nées entre le début des années 1980 et la fin des années 1990, NDLR.] étaient les plus grand·es fans des bibliothèques : dans un article distinct publié par Pew en 2017, les millenials auraient utilisé les bibliothèques « plus que toute autre génération d'adultes » au cours de l'année précédente.

En revanche, les citoyen·nes détestent vraiment les médias. Selon des données publiées par Gallup en 2022, « la confiance des Américain·es dans les médias en ce qu'ils rapportent les nouvelles de manière complète, précise et équitable » a atteint le niveau le plus bas jamais enregistré, à savoir 34 %, et seulement 7 % ont « une grande confiance » dans les médias. Une étude Gallup frappante sur la confiance dans 16 institutions américaines a révélé que les journaux se situaient à la 12e place, et les informations télévisées à la 15e place – seul le Congrès s'en sortait mieux. 

Aussi, lorsque j'ai appris, il y a quelques mois, que les bibliothèques publiques d'Albany (APL) s'étaient associées au journal local de la ville, le Times Union, pour produire une série d'articles, j'ai voulu en savoir plus.

« Nous partageons en grande partie les mêmes objectifs, m'a confié Erica Smith, rédactrice en chef de la section numérique du Times Union. Lorsque nous avons échangé à propos de nos missions respectives, nous avons constaté de nombreuses similitudes. »

Quand médias et bibliothèques font équipe

Library Futures, un groupe de réflexion et une organisation de défense des droits, a initié cette collaboration lorsque sa directrice exécutive, Jennie Rose Halperin, a obtenu une subvention de la Google News Initiative (GNI) pour soutenir les partenariats entre les rédactions et les bibliothèques. Mme Halperin a fait équipe avec Jennifer Brandel, PDG de Hearken, une entreprise qui aide les médias à pratiquer un « journalisme d'engagement » , une méthode qui vise à impliquer les publics dans le processus éditorial.

Avec MakeWith, un cabinet de recherche et de conception, Library Futures et Hearken ont contacté les bibliothèques publiques d'Albany et le Times Union pour travailler ensemble.

« Nous voulons nous assurer que tout le monde a accès aux informations dont il a besoin pour prendre des décisions importantes », déclare Deanna DiCarlo, directrice de l'APL, à propos de cette collaboration. L'objectif initial du partenariat était d'améliorer l'accès aux médias d'information par l'intermédiaire de la bibliothèque, mais le groupe n'a élaboré de plan particulier sur la manière d'y parvenir. « Nous voulions aider la bibliothèque à mieux écouter ses usagers et à comprendre leurs besoins en matière d'information », explique M. Brandel de Hearken. La coalition a donc lancé une enquête et, à la surprise de tous, près de 800 usagers et résidents de la bibliothèque d'Albany y ont répondu. 

« C'est inhabituel pour nous, sourit M. DiCarlo, d'habitude, nous envoyons un sondage aux abonné·es et nous obtenons quelques centaines de réponses. Le fait que 800 personnes s'intéressent à l'actualité locale et à la manière dont elle a changé pour elles au cours des deux dernières décennies est remarquable. »

Un enjeu d'accessibilité

L'enquête a donné lieu à de nombreuses conclusions utiles, dont une tout particulièrement : selon le rapport final, 65 % des personnes interrogées qui ne lisaient pas Times Union ont indiqué que le manque d'accès en était la raison. 

« Les abonnements sont le besoin le plus souvent cité par les utilisateur·ices pour améliorer l'accès à l’information. Au début, nous avons pensé qu'il serait formidable d'établir une relation différente entre les bibliothèques et les médias, dans la mesure où ces dernières pourraient offrir des versions grand public des informations aux usager·es des bibliothèques », explique M. Brandel, en opposition aux outils complexes disponibles en bibliothèque, comme Newsbank. Mais cela rompt avec la logique du modèle économique, ce qui est un problème plus important et plus épineux. Si vous vous demandez pourquoi il est logique que les médias fassent payer l'accès à des informations qui concernent le public et lui sont destinées, vous vous posez la bonne question.

Ainsi, au lieu d'offrir gratuitement aux usager·es des bibliothèques une version numérique du journal, le groupe a décidé de produire ensemble un média plutôt original. Un budget d'environ 100 000 dollars a permis de financer cette collaboration afin de produire huit articles. L'APL et le Times Union seraient tous deux propriétaires des articles, conservant le droit de les publier sur leurs propres sites web et canaux numériques, sans aucun paywall, et donc libres de lecture pour tous et toutes. 

Le passé, le présent et l'avenir de Pearl Street, une longue avenue qui traverse toute la ville, voilà le thème principal de la série. L'APL et le Times Union ont commencé par sonder leur public en posant des questions telles que « Que faut-il pour que chaque pâté de maisons de Pearl Street prospère ? » Lorsque les réponses ont commencé à affluer, Shayla Lee Colon, la journaliste en charge de cette série, s'est mise au travail.

Les collaborations se multiplient

Dans tout le pays, de nombreux partenariats et expériences entre médias et bibliothèques ont vu le jour ces dernières années. À Dallas, un journal local s'est associé à la bibliothèque publique pour enseigner le journalisme de proximité aux étudiant·es ; à Kansas City, les questions de la communauté ont été abordées publiquement grâce à une collaboration entre le journal local et la bibliothèque. D'autres collaborations ont eu lieu à Chicago, Oakland, San Antonio et dans de petites villes du New Hampshire et de Géorgie. Certaines de ces expériences ont impliqué des médias indépendants, d'autres des journaux traditionnels ou des stations de radio publiques. Toutes sont d'une ampleur relativement modeste : elles sont souvent limitées, façonnées par des ressources restreintes et dépendent des relations des individus au sein des rédactions et bibliothèques. 

Le projet d'Albany ressemble à ces petites initiatives. Presque toutes les personnes avec lesquelles je me suis entretenu ont mentionné les contraintes de temps comme un défi. « L’expérience s'est très bien terminée, on a fait le job, et on est passé·es à autre chose », poursuit M. Smith, du Times Union

« C'est là que j'ai le plus de mal avec la philanthropie et le fonctionnement des subventions, confie Mme Brandel. Il serait très utile que les bailleurs de fonds aient une vision plus large. Lorsque vous donnez aux gens de l'argent et la possibilité de lancer des projets, des choses étonnantes se produisent, des choses auxquelles on ne pensait pas en proposant cette subvention. »

Interrogé sur la réaction de la communauté au projet de Pearl Street, Shayla Lee Colon relève qu'« au départ, beaucoup de gens, si ce n'est tous, étaient incroyablement hésitants ».

« J'étais nouvelle dans le quartier, ce qui a peut-être joué un rôle, mais je suis aussi journaliste, poursuit-elle. La confiance est essentielle, et elle n'est pas toujours là... Peut-être que des erreurs ont été commises dans le passé, mais je pense que le manque d'accessibilité a joué un rôle important pour cette communauté ». 

Le Times Union est une rédaction traditionnelle à but lucratif. Est-il possible, en termes pratiques, qu'une institution conçue pour répondre aux besoins du profit et des actionnaires soit réformée pour répondre aux besoins d'une communauté ? En fin de compte, comment pouvez-vous demander à vos publics de croire aux informations que vous publiez sur eux et leurs communautés, alors qu'ils doivent payer pour y accéder et que, dans de nombreux cas, ils n'ont pas les moyens de se les procurer ? C'est une exigence déraisonnable, mais c'est une exigence que les médias imposent à leur public tous les jours.

Vers des « centres de médias publics »

Néanmoins, ces diverses expériences laissent entrevoir la possibilité de quelque chose de plus grand.

Il est possible d’envisager un monde différent : un monde dans lequel les ressources collectives que les gens aiment sont protégées et développées, et dans lequel les publics pourraient réellement s'approprier les histoires produites à leur sujet. Victor Pickard, professeur de politique des médias et d'économie politique à l'université de Pennsylvanie, considère que des « centres de médias publics », construits à partir d'institutions publiques existantes telles que les bibliothèques et les bureaux de poste, pourraient servir de « nouvelles institutions d'ancrage ».

« Il y a plus de 30 000 bureaux de poste disséminés dans tout le pays, note M. Pickard. Nous pourrions disposer d’un centre médiatique public pour chaque communauté. Ces centres pourraient être des lieux où les journalistes locaux pourraient s'installer, mais ils pourraient aussi fournir des services aux communautés et aux municipalités ». 

L'histoire la plus importante ici est celle de la démocratie – quelque chose qui ne devient possible que lorsque les gens ont accès aux connaissances nécessaires pour prendre des décisions individuelles et collectives. Trop souvent, les personnes qui écrivent sur ces sujets occultent les véritables enjeux et ignorent le potentiel offert par l'infrastructure culturelle existante des bibliothèques, des organisations médiatiques, des écoles et des systèmes de communication. Malgré ces limites et contre toute attente, des partenariats modestes, imparfaits mais très intéressants suggèrent qu'il est possible de partager des informations et des récits d'une manière totalement différente, et donc que des éléments de ce futur possible sont déjà présents.

À l'issue du projet APL/Times Union, l'équipe chargée du pilotage du projet a publié une série d'articles couvrant tous les aspects de l'histoire de Pearl Street, ainsi que les forces locales, régionales et mondiales qui la définissent aujourd'hui. Avec l'aide des bibliothécaires de l'APL, Shayla Lee Colon a également publié un article répondant directement aux questions des lecteur·ices sur l'histoire culturelle de la rue, l'origine de son nom et la manière dont le déménagement de la rédaction du Times Union du centre-ville d'Albany vers la banlieue en 1970 a affecté la communauté.

Ivy Morris, résidente d'Albany depuis toujours et militante associative, espère voir le projet prendre de l'ampleur. « Le fait que plus de 700 personnes ont répondu à l'enquête est un bon point de départ - c'est beaucoup de monde pour Albany, explique-t-elle. Peut-être que les gens n'aiment pas trop les médias, mais ils adorent les bibliothèques... Celles-ci devraient donc jouer un rôle plus important. »

Toutes celles et ceux qui ont participé au projet pilote à Albany ont pris beaucoup de plaisir. « J’aimerais vraiment qu'il y en ait d'autres », confie Shayla Lee Colon. La collaboration entre la bibliothèque et la rédaction s'est poursuivie dans une certaine mesure. À la fin de l'année 2022, le Times Union a reçu une subvention de l'American Press Institute pour travailler avec les bibliothèques publiques d'Albany afin d'organiser des séances d'écoute de la communauté et de publier un guide de l'électeur·ice. 

L'APL et le Times Union ont tous deux exprimé avec insistance leur désir de continuer à travailler ensemble.

« Nous avons beaucoup de membres du personnel qui adoreraient travailler sur un projet de ce type, note M. DiCarlo. Si je pouvais y affecter cinq ou six bibliothécaires, ce serait énorme. C'est un peu ce que nous espérons pour toutes celles et ceux qui liront l'étude de cas : Il s'agit d'un modèle réalisable, qui prouve qu'il fonctionne. Il suffit d'avoir les ressources nécessaires. »

Sentiment d'appartenance

Plusieurs mois après la fin du projet, j'ai assisté à une projection de courts métrages écrits, tournés et produits par des lycéen·nes dans le cadre d'un programme mis en place par YouthFX, une organisation qui travaille avec des jeunes de couleur, principalement issus des quartiers South End, Arbor Hill et West Hill d'Albany.

Pour l'un des projets, les cinéastes ont interrogé des élèves de Giffen Memorial, une école publique située près de South Pearl Street, pour savoir où ils et elles se sentaient en sécurité. Koepaomu, 10 ans, a répondu que pour elle, il s’agissait de la bibliothèque, un lieu où les gens peuvent bénéficier d’un endroit paisible et tranquille pour se détendre. « Il est important d'avoir des espaces comme la bibliothèque, considère-t-elle. Les gens peuvent méditer, se détendre et penser aux bons moments plutôt qu'aux mauvais. Dans une bibliothèque, chacun·e devrait pouvoir se sentir spécial·e et unique, comme s'ils et elles appartenaient à cet endroit… La bibliothèque, pour moi, c’est comme un rêve. J'ai l'impression de voler sur les nuages, de regarder la ville d'en haut et de pouvoir déployer mes ailes et voler au-dessus de mes pensées. »

À la fin de son intervention, la foule était en larmes.

Koepaomu a saisi ce que l'on ressent dans les bibliothèques, ces lieux en dehors de l'espace et du temps, sortes de petits territoires où se retirer des réalités instables et transactionnelles du monde. La bibliothèque confère un sentiment d'appartenance, et même de sécurité. Elles représentent le meilleur de nos efforts pour prendre soin les uns des autres. Leur existence permanente nous rappelle que, dans un avenir lointain, mais aussi aujourd'hui, d'autres voies sont imaginables. On nous dit souvent qu'il est compliqué de « réparer »  les médias, en particulier à l’échelle locale. En réalité, il ne s'agit pas de réparer l'information locale en rétablissant la confiance dans d'anciens modèles défaillants, ni de dépenser des millions pour lutter rétroactivement contre la désinformation, ni de supplier les potentats des médias sociaux de la Silicon Valley de se tenir tranquilles. L’enjeu principal, comme le dit si bien Darryl Holliday, cofondateur de City Bureau, dans un article paru en 2021 dans la Columbia Journalism Review, est de « démocratiser les moyens de production journalistique ». 

Le journalisme est un bien public. Laissons donc le public y participer. Les bibliothèques sont la preuve que lorsqu'on rend un bien public véritablement public, c'est-à-dire lorsqu'il appartient, structurellement, à tout le monde, les gens l'apprécient vraiment, beaucoup. Pourquoi ne pas s'inspirer de ce qui fonctionne déjà ?


Note de la rédaction

Ce texte ne constitue pas une traduction mot à mot de l’article original publié sur le site de Popula. Nous avons ajouté des éléments de contextualisation, adapté certaines expressions et supprimé certains passages contenant des références pointues adressées à des lecteurs·ices anglophones ou Américain·es.  Nous avons également fait le choix d’appliquer à cette traduction les règles de l’écriture inclusive, conformément à la charte éditoriale en vigueur sur l’ensemble des contenus Médianes.

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Marine Slavitch est journaliste chez Médianes.